Divers - L'Appel Des Levriers
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Divers

 

Poème à DANIAH

Abandons et Maltraitances

ABANDONS ET MAUVAIS TRAITEMENTS D'ANIMAUX DE COMPAGNIE

http://pagesperso-orange.fr/solis/compagn.htm

Hommage à Sally, laissant 9 bb... tuée à bout portant par un "flic" peureux... Les autres, les gentils, sont des Gendarmes !

Larmes de mon coeur

Je m'assieds ici
Pensant à ce jour
Quand vous m'avez enlevé mon monde
Celui qui a enlevé ta vie
Regrettera ce qu'il a fait
Je ne peux pas oublier
Te trouvant là saignant
Te serrant dans mes bras
Mes larmes de sang
Coulent pour toi
Mon coeur cassé est toujours ici
Tu étais ma meilleure amie
Ainsi comment puis je lui pardonner
Je regarde les étoiles parfois la nuit
Pensant quand tu étais la
Ma mémoire ne peut pas ètre effacée
Puisque je l'ai vu ce jour
Quand il a sorti le pistolet
Et t'a tiré dessus là
Droit devant moi
J'ai couru vers toi pleurant fort
Maman s'il te plait aides la
Nous avons essayé de notre mieux de te sauver
Mais il était déjà trop tard
Vous avez repris votre dernier souffle
Comme je vous ai jugé
Un coeur cassé
Voila ce que j'ai
Vous ne pouvez pas être ici
Mais je vois toujours votre esprit
Me regardant a travers les yeux de Maya
Mémoire qui ne peut ètre effacée
Chaque jour je marche le chemin
Nous employons pour marcher
Découvrant de nouveaux trésors sur le chemin
Rencontrant de nouvelles créatures avant la nuit
La mémoire sera toujours avec moi
Ton corps sanglant
Est emprisonné dedans
Je ne peux pas oublier
La balle quittant le pistolet
Se dirigeant sur toi
Ainsi est-ce-que je peux oublier
Je ne pense pas
Je pleure chaque jour
Priant que tu sois ici avec moi
Et je sais que tu seras toujours avec moi
Mais la mémoire est juste la mémoire
Et je n'oublierai jamais
Je regarderai et élèverai Maya pour être comme toi
Un bon chien qui était un ange envoyé des cieux
Tu vivras dans elle pour toujours

Ecrit par : Samantha Martello

Cisco...

Je suis un lévrier, un tout jeune Galgo
Je suis un lévrier et mon nom c’est Cisco
Je suis né un jeudi et il faisait si chaud
Je suis né un jeudi, là-bas, près du pueblo

Maman c’était Lea

Elle est morte, on m’a dit, lorsque j’ai eu 3 mois
Et mes frèr’s, avec elle, tous de faim et de froid
Moi je suis resté seul, pleurant Maman tout bas

Des hommes sont venus, ils ne m’ont pas trouvé
Moi j’avais trop peur d’eux, sous la paille j’étais
Tout caché, tout tremblant, affamé… malheureux
Et je me demandais, pourquoi sont-ils furieux ?

Longtemps je suis resté enfermé dans le noir
Longtemps je suis resté, je n’avais plus d’espoir
J’avais faim, j’avais soif, mais caché demeurais
Car je savais mon sort si l’un d’eux me trouvait !

J’ai mangé de la paill’, pleuré sans fair’ de bruit
J’ai prié ma maman, les Ang’s du Paradis
Demandant, je l’avoue, qu’on vienne me chercher
Supplié pour, qu’enfin, on vienne me sauver !

Je suis devenu faible, tout perdu, tout éteint
Tellement mal j’étais que je n’avais plus faim
Je me laissais couler, vraiment j’étais trop las
… Et la porte s’ouvrit ! …

                            Enfin Elle était là ! …


A son premier regard j’ai su que c’était Ell’
Mon Etoile, ma Fée, mon bonheur éternel !
Elle s’approcha de moi, me prit si tendrement
Que je m’abandonnais comme un  petit enfant

Mes peurs et mes souffranc’s je mis entre ses mains
Et je lui donnais tout, moi qui n’étais plus rien
Elle a tout accepté quand j’ai offert mon cœur
Elle a tout effacé mes peines et mes pleurs

Violetta elle se nomm’, me nomme Romeo
Ell’ dit que je suis beau, le plus beau des Galgos
Elle m’a tant aimé que j’ai pris des kilos …
Tant d’Amour je reçois qu’aujourd’hui il fait beau !


                        *            *            *


Vous tous qui me lisez ayez pitié de nous
Nous sommes des milliers, nous n’avons  plus que vous
Allez, regardez-nous, vous ne regrett’rez pas
De vous être arrêtés… tout comme Violetta !

Mon nom c’est Romeo, et un Galgo je suis,
Tout joli, tout gentil

                        Tu sais, c’est beau la vie !


Françoise

Hommage d'une adoptante à sa louloute...


LADY...
 
Un jour pas comme les autres, en écoutant les infos,
Je fus touchée par le récit du martyre des galgos,
De leur triste existence, de leur piteuse subsistance.
J’étais atterrée par tant de cruauté,
Envers ces chiens fidèles et dévoués.
 
De ce jour, presque par inadvertance,
Sauver à tout prix un lévrier devint une évidence.
Je fus sensibilisée par cette juste cause,
Et partageais le noble combat de ces diverses assos :
 « Libérer les lévriers du joug infernal des galgueros ».
 
J’ai feuilleté bon nombre de pages sur le Net,
A la recherche d’un site qui soit honnête.
J’ai pris des contacts, mon opinion fut vite faite.
Visité plusieurs blogs dévoués à la cause des lévriers,
Pour finalement, contacter «L’Appel des Lévriers».
 
J’ai admiré bien des galgas,
J’ai questionné et étudié tous les cas,
Inquiète d’une cohabitation avec nos chats,
Je me suis fait bien du tracas.
C’est vrai, le doute m’a parfois envahie,
Avant que tu n’arrives, ma charmante LADY.
 
Un jour, la nouvelle tombe, directe et franche.
A ce moment, je sens mon cœur qui flanche.
On me dit que j’ai gagné, que mon insistance a payé,
Que c’est confirmé, Carmen nous est destinée.
Je n’ose y croire, je relis le mail à plusieurs reprises,
Pour m’assurer qu’il n’y a pas de méprise.
 
Dès lors,  je contemple ton image,
Qui sur le Net, n’est encore qu’un mirage,
Pour m’assurer que ma décision est sage.
Je tente par ce biais de faire connaissance,
Et te demande de nous faire confiance.
Je t’adresse des mots doux, et te promet une nouvelle existence.
Pauvre petite créature perdue, l’amour te sera rendu !
 
Enfin, le jour est venu de nous rencontrer.
Chacune de notre côté, l’une vers l’autre, nous faisons route,
Notre vie en sera bouleversée, sans aucun doute.
Je t’aperçois couchée, à l’arrière de la voiture,
Enroulée, blottie, au fond d’une couverture.
Je te tends les mains, je te tends mon cœur….
En signe de bienvenue !
 
Timidement, vers moi tu t’es approchée,
« Je suis là et me voilà rassurée, tu es venue me chercher
Tu as posé la tête sur mon genou avec délicatesse,
Mon cœur est submergé d’une vague de tendresse.
Comment résister à tant de confiance et de douceur,
Je t’en fais la promesse, tu vie ne sera que douceur.
 
 Plus jamais l’échine courbée,
Pour te soumettre à leur redoutable volonté.
Plus jamais dans tes yeux, de regard de panique,
Ma délicate princesse hispanique.
 
Je m’interroge sur ce mystérieux destin,
Qui t’a placée TOI, sur notre chemin ?
Pour te faire oublier la folie des humains,
Et connaître enfin la douceur de leurs mains.
Tu le mérites bien, toi qui as tant de qualités,
Nous saurons toujours te réconforter.
 
A présent, cela fait quelques semaines,
Que tu partages notre vie.
Je contemple parfois, près de moi, ton corps assoupi,
Et m’interroge sur ton autre vie,
Celle qui a laissé ces marques sur ton corps meurtri.
Qu’est-ce qui a pu généré tant de haine ?
Quelles terribles souffrances as-tu connu ?
Au plus sombre de tes nuits, quel démon est venu ?
A ces pensées, j’en suis révoltée et toute émue.
 
Merci à vous tous qui avez permis,
Cette merveilleuse rencontre avec Lady.
 
Aucun compliment ne sera jamais assez fort,
Pour saluer votre courage et vos immenses efforts,
Pour exprimer votre infinie patience et votre générosité,
A sauver à tout prix ces adorables lévriers,
Et dont vous faites votre admirable priorité.
 
F.F.

Au fond du vieux refuge...

Au fond du vieux refuge,
Dans une niche en bois,
Depuis deux ans je purge, d'avoir trop cru en toi
Tous les jours je t'attends, certain que tu viendras.
 
Tous les soirs je m'endors, sans que tu ne sois là.
Pourtant je suis certain, je te reconnaîtrai.
Viens me tendre une main, je te la lécherai.
Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi,
Que tu me caressais, que je dansais de joie.
 
Que s'est-il donc passé, pour que ce 16 Juin,                  
Heureux que tu étais, je me rappelle bien,
Tu sifflais, tu chantais, en bouclant les valises,
Que tu m'aies attaché, là, devant cette église ?
 
Je ne peux pas comprendre et ne croirai jamais
Que toi qui fus si tendre, tu sois aussi mauvais.
Peut-être es-tu très loin, dans un autre pays,
Mais quand tu reviendras, moi j'aurai trop vieilli.
Ton absence me pèse et les jours sont si longs.
Mon corps s'épuise et mon cœur se morfond.
Je n'ai plus goût à rien et je deviens si laid
Que personne, jamais, ne voudra m'adopter.
 
Mais moi je ne veux pas que l'on me trouve un maître
Je montre bien mes dents et je prends un air traître
Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser
Pour toutes illusions enfin leur enlever.
 
 
Car c'est toi que j'attends, prêt à te pardonner,
A te combler de joie, du mieux que je pourrai.
Et je suis sûr, tu vois, qu'ensemble nous saurions
Vivre des jours heureux, en réconciliation.
Pour cela je suis prêt à faire de gros efforts
A rester près de toi, à veiller quand tu dors,
Et à me contenter, même si j'ai faim,
D'un vulgaire petit os, ou d'un morceau de pain.
 
Je n'ai jamais rien dit lorsque tu m'as frappé
Sans aucune raison, quand tu étais énervé,
Tu avais tous les droits, j'étais à ton service.
 
Je t'aimais sans compter, j'acceptais tous tes vices.
Tu m'as mis à la chaîne, où tu m'as enfermé.
Tu m'as laissé des jours sans boire et sans manger
J'ai dormi bien souvent dans ma niche sans toit,
Paralysé, raidi, tellement j'avais froid.
 
Pourtant si tu reviens nous partirons ensemble
Nous franchirons en chœur la porte qui ressemble
A celle d'une prison que je ne veux plus voir
Et dans laquelle, hélas, j'ai broyé tant de noir.
 
Voilà, mon rêve se termine car je vois le gardien,
Puis l'infirmière, et le vétérinaire plus loin,
Ils entrent dans l'enclos et leurs visages blêmes,
En disent long pour nous sur ce qu'ils nous amènent.
 
Je suis heureux tu vois, car dans quelques instants
Je vais tout oublier et, comme il y a deux ans,
Je m'endormirai sur toi, mon seul et grand ami,
Je dormirai toujours, grâce à... l'euthanasie.
 
Et s'il t'arrive un jour, de repenser à moi,
Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d'émoi
Pour toi j'étais "qu'un chien", tu préférais la mer,
Tu l'aurai su avant, j'aurais payé moins cher.
 
Gilbert Dumas.