LADY...
Un jour pas comme les autres, en écoutant les infos,
Je fus touchée par le récit du martyre des galgos,
De leur triste existence, de leur piteuse subsistance.
J’étais atterrée par tant de cruauté,
Envers ces chiens fidèles et dévoués.
De ce jour, presque par inadvertance,
Sauver à tout prix un lévrier devint une évidence.
Je fus sensibilisée par cette juste cause,
Et partageais le noble combat de ces diverses assos :
« Libérer les lévriers du joug infernal des galgueros ».
J’ai feuilleté bon nombre de pages sur le Net,
A la recherche d’un site qui soit honnête.
J’ai pris des contacts, mon opinion fut vite faite.
Visité plusieurs blogs dévoués à la cause des lévriers,
Pour finalement, contacter «L’Appel des Lévriers».
J’ai admiré bien des galgas,
J’ai questionné et étudié tous les cas,
Inquiète d’une cohabitation avec nos chats,
Je me suis fait bien du tracas.
C’est vrai, le doute m’a parfois envahie,
Avant que tu n’arrives, ma charmante LADY.
Un jour, la nouvelle tombe, directe et franche.
A ce moment, je sens mon cœur qui flanche.
On me dit que j’ai gagné, que mon insistance a payé,
Que c’est confirmé, Carmen nous est destinée.
Je n’ose y croire, je relis le mail à plusieurs reprises,
Pour m’assurer qu’il n’y a pas de méprise.
Dès lors, je contemple ton image,
Qui sur le Net, n’est encore qu’un mirage,
Pour m’assurer que ma décision est sage.
Je tente par ce biais de faire connaissance,
Et te demande de nous faire confiance.
Je t’adresse des mots doux, et te promet une nouvelle existence.
Pauvre petite créature perdue, l’amour te sera rendu !
Enfin, le jour est venu de nous rencontrer.
Chacune de notre côté, l’une vers l’autre, nous faisons route,
Notre vie en sera bouleversée, sans aucun doute.
Je t’aperçois couchée, à l’arrière de la voiture,
Enroulée, blottie, au fond d’une couverture.
Je te tends les mains, je te tends mon cœur….
En signe de bienvenue !
Timidement, vers moi tu t’es approchée,
« Je suis là et me voilà rassurée, tu es venue me chercher !»
Tu as posé la tête sur mon genou avec délicatesse,
Mon cœur est submergé d’une vague de tendresse.
Comment résister à tant de confiance et de douceur,
Je t’en fais la promesse, tu vie ne sera que douceur.
Plus jamais l’échine courbée,
Pour te soumettre à leur redoutable volonté.
Plus jamais dans tes yeux, de regard de panique,
Ma délicate princesse hispanique.
Je m’interroge sur ce mystérieux destin,
Qui t’a placée TOI, sur notre chemin ?
Pour te faire oublier la folie des humains,
Et connaître enfin la douceur de leurs mains.
Tu le mérites bien, toi qui as tant de qualités,
Nous saurons toujours te réconforter.
A présent, cela fait quelques semaines,
Que tu partages notre vie.
Je contemple parfois, près de moi, ton corps assoupi,
Et m’interroge sur ton autre vie,
Celle qui a laissé ces marques sur ton corps meurtri.
Qu’est-ce qui a pu généré tant de haine ?
Quelles terribles souffrances as-tu connu ?
Au plus sombre de tes nuits, quel démon est venu ?
A ces pensées, j’en suis révoltée et toute émue.
Merci à vous tous qui avez permis,
Cette merveilleuse rencontre avec Lady.
Aucun compliment ne sera jamais assez fort,
Pour saluer votre courage et vos immenses efforts,
Pour exprimer votre infinie patience et votre générosité,
A sauver à tout prix ces adorables lévriers,
Et dont vous faites votre admirable priorité.
F.F.